Migrantour Paris, une formation universitaire inclusive

Passeurs de cultures du Val de Marne et Cergy Pontoise

Il s’agit de développer un tourisme francilien équitable et solidaire à travers la (re)découverte de son territoire ouvert, pluriel et contrasté. On cherche a étudier le patrimoine vivant des migrations et ses lieux emblématiques par la réalisation de balades urbaines interculturelles.

Plusieurs impacts sont ainsi valorisés à travers le programme européen Migrantour, ce qui apporte richesse et savoir au développement des quartiers des villes d’Île de France.

Un impact politique

Face à la vague migratoire amorcée depuis le XXème siècle et surtout depuis le Printemps arabe en 2011, le nombre de personnes qui cherchent à se réfugier s’intensifie dans toutes les régions du monde. Ils fuient la guerre, les persécutions, la sécheresse, la famine…

De surcroît, les politiques changent et se réforment avec harmonie et respect de l’Autre. Certaines villes, agglomérations, communes, villages adoptent désormais des politiques d’accueils renforcés. Les unes optent pour des centres d’hébergements d’urgence (par la réhabilitation d’espaces publics tels qu’une patinoire par exemple). D’autres optent pour un encadrement individualisé des nouvels arrivants afin de répondre au mieux à leurs attentes.

Ce projet vise ainsi à un développement, au niveau local, des sphères politiques dans l’acceptation, le changement, et la pérennité de ces personnes pris pour cible dans le passé.

Par les rencontres avec les mairies, les agents de développement local, les maisons de quartiers, les responsables des affaires familiales, les offices de tourisme et bien d’autres. La vision politique de ces populations évolue et s’intègre dans une collaboration les incluant au quartier et/ou au pays d’accueil.

Un impact économique

Lors de la création des balades urbaines, les acteurs / commerçants / locaux, adoptent et bénéficient ainsi d’apports économiques non négligeables.  En effet, après sa commercialisation, les balades urbaines amorcent des découvertes puis des échanges commerciaux dans les quartiers.

Le projet intègre alors une visibilité, parfois méconnue, de certains commerçants, les portant ainsi vers une nouvelle source économique : le tourisme. Il faut savoir que la plupart du temps les quartiers choisis ne sont que très peu visités voire évités par le touriste. Pour cause ? Ignorance, stéréotypes, peur… Par ailleurs, les regards changent, et l’économie se développe petit à petit.

Un impact éducatif Migrantour Paris bénéficie d’une collaboration avec des universités partenaires : l’Institut Inalco, Paris Descartes et Cergy Pontoise. Ensemble, nous les formons à la médiation culturelle, les permettant ainsi d’avoir des bases théoriques et pratiques sur le « passeur de cultures ».

Pour une première, ces personnes, souvent en situation précaire, sont admis dans des universités françaises et y acquièrent un savoir académique. Ces cours portent essentiellement sur des notions d’anthropologie du tourisme mais aussi de patrimoine, d’histoire et de médiation culturelle. Concrètement, les enquêtes de terrain ethnographique (repérage spatial et physique, recueil de témoignages, d’objets, recherche de données) sont réalisées en binôme entre les passeurs de cultures de la formation Migrantour (habitants du Val de Marne ou Communauté d’agglomération de Cergy Pontoise) et les étudiant des Universités Paris Descartes et Cergy Pontoise.
Tout cela reste dans une volonté d’apprentissage nouveau pour eux comme pour ceux qui leurs enseignent, dans le cadre d’un Master Ethnologie à Descartes (Innovation pédagogique 2017) et de Médiation culturelle à Cergy.
L’éducation reste la clé pour une intégration, et cela reste l’un des impacts essentiels à valoriser dans toutes démarches d’accueil et de reconnaissance d’un patrimoine vivant.

Un impact humain

L’Humain reste l’impact le plus admiré et admirable. Grâce à sa capacité de résilience, nous recevons des individus dotés d’une histoire poignante et dure à surmonter.

Ce projet s’inscrit dans une vision beaucoup plus pérenne des parcours migratoires : reconnaissant ainsi leur histoire et leur héritage. Un regard optimiste vers ces populations dotées d’un déracinement, parfois trop précoce; on leur donne une possibilité d’avenir, de connaissance et de savoir. Nous essayons d’établir des ponts entre chaque acteur d’un développement nouveau et en harmonie avec l’Homme.

La France a des potentialités fortes dans les droits donnés à l’humain. Reconnaissons-les, partageons notre universalisme et ceci à partir de la plus petite échelle qu’elle soit. Soyons le monde de demain : présent, positif et connecté.

En remerciant l’ensemble de mes rencontres et de ceux qui me guident à travers ce projet. J’admets un réel engouement, à l’avenir, pour la question des migrations en France et dans le Monde.

Philippe John en Service civique

Ajouter un commentaire

3 commentaires au sujet de l'article “Migrantour Paris, une formation universitaire inclusive

  1. MAGALIE BOUMARD

    Cergy-Ville Passerelle
    On commence dans la nouvelle ville urbaine, on traverse des passerelles pour arriver dans les bois, ensuite nous sommes chez les maraîchers et au final on se retrouve dans la vieille ville et tout ça avec les récits des passeurs de cultures très intéressants et très impliqués. Cergy sous un autre angle que je n’aurais pas imaginé.
    A faire et à refaire !

    Répondre
  2. Robbes Morgane

    La balade Migrantour Cergy-Ville Passerelle était très intéressante, riche et variée. Elle m’a permis de découvrir des endroits de Cergy que je ne connaissais pas. Les témoignages des différents habitants et textes écrits apportent une dimension très concrète et vivante tout au long du chemin.
    Cela m’a donné envie de découvrir les autres parcours proposés.

    Répondre
  3. Monique et Pascal

    Balade « Tout un monde » à Cergy, axe majeur. Balade très intéressante qui nous a permis de découvrir le marché de Cergy Saint Christophe, des étals colorés et savoureux.
    Les commerçants des diverses activités, fruits, légumes, viandes, produits exotiques, tissus indiens, plats préparés, nous ont accueilli chaleureusement, le groupe à même été invité à déguster du thé à la menthe et des produits d’Afrique de l’ouest.
    Une rencontre étonnante avec le marchand de graines pour les oiseaux, très rare sur les marchés.
    La balade n’est pas en reste du point de vue architectural et les explications données par la passeuse, nous fait découvrir les subtilités imaginées par les architectes des lieux.
    Pour terminer la balade, une pause sur l’esplanade au bout de l’axe majeur de l’horloge, nous donne l’occasion d’apprécier une vue remarquable.
    Une balade que nous recommandons.
    Monique et Pascal.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.